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L’article Un éloge du sur mesure

Comme deux gouttes d’eau

 

 

Témoignage de Nathalie – psychologue pour enfants

 

Un conte pour l’anniversaire de sa petite nièce…

J’ai bien reçu le conte et je vous remercie de la délicatesse, de la fiabilité et de la présence dont vous avez témoigné lors de notre échange. Ce conte me plait beaucoup et j’ai apprécié la finesse et la concision de votre écriture. Je suis ravie de notre rencontre et vos flyers ont déjà élu domicile dans ma salle d’attente. J’espère qu’ils donneront naissance à une multitude de nouveau petits contes !

Un extrait

L’été, la villa était entourée d’agapanthes et il y en avait même qui se balançaient – somptueuses et délicates – sur la terrasse où trônait une piscine à l’eau couleur lagon.

L’ensemble offrait en accord avec le ciel une variation de bleus des plus magnifiques.

Durant cette période, quelques grandes fêtes y étaient données et les jolies clochettes en se refermant cédaient le soir la place à toutes sortes de lumignons qui émaillaient la nuit de flammes dansantes aux reflets turquoise.

La magie alors semblait avoir élu domicile en ce lieu.

Le reste de l’année, la villa était déserte. C’est du moins ce que les quelques voisins alentours pouvaient imaginer. À l’exception cependant de Manon qui bientôt n’ignora plus la présence de celle qui y demeurait.

 

La première fois qu’elle l’avait rencontrée, c’était à l’occasion d’une de ces réjouissances et nombre des convives avaient à cette heure avancée déjà regagné leurs domiciles. Quant à ceux qui restaient, ils s’apprêtaient eux aussi à se retirer, mais pas Manon qui, ce soir là, avait été invitée par les propriétaires à passer la nuit dans l’une des nombreuses chambres de la villa.

Or, tandis qu’elle se trouvait près de l’un des massifs de ces jolies ombelles presqu’aussi grandes qu’elle, elle fut attirée par un bruit léger. On aurait dit une sorte de glissement mouillé.

Manon avait déjà acquis en elle une certaine forme de sagesse et savait en nombre d’occasions faire preuve de calme et de retenue, aussi ne manifesta-t-elle aucun affolement. De fait, elle était surtout intriguée. D’ailleurs, aurait-elle été effrayée qu’elle ne le serait pas resté longtemps car la voix qui lui parvint d’en dessous d’elle était infiniment mélodieuse.

—  Sais-tu d’où vient le nom de ces fleurs qui nous entourent ? avait-elle prononcé en un bruit de clochettes. Puis, sans attendre la réponse de Manon, elle avait annoncé : ce sont les fleurs de l’amour.